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TEK5 - L'Empress of Ireland
 
Les plongées
Après que l'équipe de scaphandriers ait quitté les lieux en 1914, aucun plongeur n'y est retourné avant 1964. L'EMPRESS of IRELAND, à cause de la première guerre mondiale qui éclata un peu plus d'un mois après le naufrage, fut oublié rapidement. Une bouée a marqué le lieu du naufrage pendant quelques années, ses chaloupes en acier ont rouillé longtemps à la Pointe-au-Père, mais ce n'est que 50 ans après le naufrage qu'un petit groupe de plongeurs de Gatineau et Montréal, intéressés par un article du journal LE SOLEIL relatant la tragédie, a redécouvert l'épave.

Depuis ce temps, plusieurs plongeurs les ont imité et ont continué à descendre sur cette épave, remontant des pièces d'histoire qui font revivre ce navire englouti. Par 45 mètres de fond, à sept kilomètres du rivage de Ste-Luce-sur-mer, couché sur son côté tribord, l'EMPRESS of IRELAND conserve encore bien des secrets et entretient toujours une fascination très grande chez ceux qui le visitent et le connaissent.
Hublot
Bites d'amarrage
Les découvreurs des années 1960 sont arrivés sur une épave jamais visitée auparavant. En trente ans, des milliers de pièces furent récupérées assez facilement. Débute alors une exploitation incontrôlée et l’opinion publique s’inquiète de plus en plus de la sauvegarde de l’épave.
En 1998, une expédition qui aurait eu comme répercussion la destruction d’une partie de l’épave rend la menace de plus en plus présente. Plusieurs intervenants régionaux font pression auprès des gouvernements dans le but d’assurer une protection à l’Empress of Ireland. Le 15 avril 1999, le ministère de la Culture et des Communications classe l’épave en tant que bien historique et archéologique, confirmant
ainsi sa grande valeur symbolique et commémorative de la plus grande tragédie maritime de l’histoire du Canada. Le classement protège l’épave en interdisant toute intervention ou prélèvement sur le navire.

À partir du printemps 1999, la Garde côtière canadienne installe une bouée blanche à proximité de l’épave indiquant ainsi que le site est protégé.

Les plongées sur l’épave sont toujours autorisées pour autant qu’elles respectent les dispositions de la Loi sur les biens culturels.

C’est grâce aux plongeurs que les nombreuses pièces récupérées témoignent de l’histoire de ce paquebot et que le lien entre l’épave de l’Empress of Ireland et la population restera vivant.

Un cimetière marin

Le temps continue de faire son œuvre et l’immense épave de l’Empress of Ireland se détériore de manière inexorable. Cependant, l’histoire du paquebot, surtout sa fin tragique, fascinera encore longtemps l’imaginaire collectif. De nombreux plongeurs continueront d’explorer ce qui est maintenant considéré comme un lieu de sépulture pour environ 600 des 1 012 victimes de cette tragédie.

Paix à leurs âmes.

14 minutes
le naufrage de l’Empress of Ireland
James Croall
Editions JCL

Après une étude minutieuse des faits, l'auteur retrace le pire désastre maritime en temps de paix, après celui du Titanic. Une cinquantaine d’illustrations et de photos font de ce livre une pièce de collection

Un remerciement tout particulier au Musée de la Mer de Pointe-au-Père
pour la gentille concession des photos historiques et de sa documentation.

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