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Qu’est ce qu’un recycleur ?
de Richard Pyle |
(traduit de l’anglais par Eric Bahuet avec l’aimable
autorisation de l’auteur
pour le site www.plongeesout.com.
Reproduit ici avec l'aimable concession du traducteur)
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| Il est utile de se rappeler le mécanisme
d’un scaphandre traditionnel pour comprendre ce qu’est
un recycleur et son fonctionnement. Les appareils de plongée
disponibles sur le marché sont presque tous classés
dans la catégorie "scaphandre circuit ouvert ".
Ce type de matériel a d’abord été
mis à la disposition des plongeurs loisirs par J.Y.
Cousteau ; le plongeur respire un gaz comprimé à
partir d’un détendeur. Les gaz expirés
sont évacués sous forme de bulles à chaque
respiration, d’où le terme "circuit ouvert".
De par sa construction, le circuit ouvert n’est pas
performant car le métabolisme du plongeur utilise seulement
une petite partie du gaz respiré, d’où
un immense gaspillage d’oxygène à chaque
respiration. De plus, la quantité d’O2 perdue
de cette façon augmente avec la profondeur. Le recycleur
est un appareil de plongée fondamentalement différent.
Il existe 3 types de recycleurs actuellement utilisés
par les militaires et l’industrie: le recycleur oxygène,
le recycleur semi-fermé et le recycleur circuit fermé.
Comme nous allons le voir plus loin, chacun a ses propres
avantages et inconvénients. Tous les recycleurs ont
cependant des éléments en commun. Les conceptions
commencent toutes avec une boucle respiratoire équipée
d’un embout qui permet au plongeur de respirer. |
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| Si l’ensemble de la boucle respiratoire était
fabriqué dans un matériau rigide, le plongeur
ne serait pas capable de respirer : le gaz expiré ne
pourrait s’évacuer, et le plongeur ne serait
pas capable d’inspirer (par analogie, tentez d’inspirer
et d’expirer dans une bouteille de soda). Il doit donc
y avoir une sorte de sac souple, relié à la
boucle respiratoire, qui se gonfle lorsque le plongeur expire
et qui se dégonfle lorsque le plongeur inspire. Ce
sac se comporte, et c’est un terme assez approprié,
comme un faux poumon. Si le plongeur continuait à inspirer
et expirer à partir de cette boucle respiratoire, la
quantité de dioxyde de carbone (CO2) expirée
par le plongeur atteindrait rapidement des seuils dangereux.
La boucle respiratoire doit donc inclure également
un absorbant de CO2, produit chimique (comme par exemple,
HP Sodasorb, Sofnolime® ou de l’hydroxyde de lithium),
qui récupère et élimine le CO2 du gaz
expiré. Evidemment, la seule cartouche d’absorbant
de CO2 ne saurait permettre au plongeur de respirer indéfiniment
; l’oxygène de la boucle respiratoire étant
consommé par le métabolisme du plongeur. Le
recycleur doit donc être pourvu d’un dispositif
permettant d’injecter de l’oxygène dans
la boucle respiratoire afin de conserver le plongeur en vie.
Par ailleurs, et simplement pour empêcher le plongeur
de respirer le gaz qu’il vient juste d’expirer,
le recycleur doit être conçu de telle sorte que
le gaz respiré ne puisse circuler que dans un seul
sens dans la boucle respiratoire. Cela se réalise généralement
à l’aide de soupapes amont et aval positionnées
de chaque côté de l’embout ; le gaz inspiré
ne peut donc venir que d’une seule direction, et le
gaz expiré ne peut se rendre que dans la direction
opposée. La vanne de fermeture de l’embout est
un autre dispositif commun à la plupart des recycleurs
et qui permet d’empêcher l’eau d’inonder
la boucle respiratoire en cas de retrait de l’embout
en plongée. La différence fondamentale entre
les 3 types de recycleurs est la manière dont ils ajoutent
du gaz dans la boucle respiratoire, et contrôlent la
concentration en oxygène dans le gaz respiré. |
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