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TEK5 - Recycleur
 
Le Recycleur Semi Fermé (Semi Closed Rebreather)

A l’inverse des recycleurs oxygène, les recycleurs semi-fermés sont des recycleurs qui utilisent un mélange de gaz autre que le seul oxygène pur. Il y a deux catégories fondamentalement différentes de recycleurs semi-fermés : les actifs et les passifs. Les plus courants sont, et de loin, les systèmes actifs. Conceptuellement, ils sont identiques au recycleur oxygène de type ajout actif, excepté que le gaz fourni est un mélange au lieu de l’oxygène pur. Le gaz est généralement injecté dans la boucle respiratoire à un débit massique constant. En d’autres termes, quelle que soit la profondeur, un même nombre de molécules de gaz est introduit dans la boucle pendant une période de temps donnée. Le débit d’injection de ces systèmes doit être ajusté en fonction du pourcentage d’oxygène du gaz disponible, de telle sorte que le taux d’oxygène dans la boucle égale ou dépasse la consommation d’oxygène par le plongeur. Comparé au recycleur oxygène, ce type de recycleur permet au plongeur de descendre à des profondeurs plus importantes sans risque important de toxicité liée à l’oxygène. L’inconvénient provient du fait que la partie de gaz disponible qui n’est pas de l’oxygène (habituellement de l’azote, de l’hélium, voire les deux) est également ajoutée dans la boucle respiratoire à un taux constant. Cet " autre " gaz n’étant pas consommé par le
plongeur, il continue de s’accumuler dans la
boucle. Pour empêcher la conséquence évidente de l’augmentation de volume, cet excès de gaz doit être périodiquement évacué de la boucle. Dans l’idéal, seul le composant non oxygène du gaz respiré serait évacué de la boucle, réservant ainsi l’oxygène pour la consommation du plongeur.Etant donné que le gaz de la boucle est plus ou moins bien mélangé, une partie du gaz évacué est de l’oxygène que l’on gaspille.

Un autre problème avec les recycleurs semi-fermés de type ajout actif est que la concentration d’oxygène dans la boucle varie. Tout d’abord, la valeur du pourcentage d’oxygène de la boucle se situe quelque part en dessous du pourcentage d’oxygène du gaz fourni. Cela s’explique par le fait que le corps du plongeur élimine plus rapidement l’oxygène de la boucle que ne sont éliminés les autres éléments du mélange. Par ailleurs, l’oxygène est ajouté dans la boucle à un taux constant mais la consommation d’oxygène par le plongeur varie avec l’effort. En fonction des efforts, la consommation d’oxygène par le métabolisme du plongeur peut varier dans un facteur de 6 dans des conditions normales, et jusqu’à 10 dans des conditions extrêmes. Ces variations influent sur l’importance du décalage entre la fraction d’oxygène dans le gaz fourni et la fraction d’oxygène dans le gaz respiré. Afin de réduire le risque hypoxique, le pourcentage d’oxygène dans le gaz disponible et le débit auquel il est injecté dans la boucle doit être suffisamment important pour répondre aux besoins du plongeur lors d’efforts soutenus. Plus le pourcentage d’oxygène dans le gaz disponible est élevé, plus la profondeur est limitée à cause du risque de toxicité de l’oxygène pendant les périodes de faible activité. Par ailleurs, plus le taux d’injection du gaz est important, plus l’autonomie en gaz est réduite (le gaspillage est plus important). Cependant, devant la variabilité (habituellement imprévisible) des besoins en oxygène pour le plongeur lors d’une plongée, et devant l’incapacité d’un recycleur semi-fermé à débit massique constant à la compenser, les recycleurs semi-fermés à ajout actif sont fondamentalement inefficaces comparés à d’autres recycleurs.

Le système d’ajout passif est une approche différente dans la conception des recycleurs semi-fermés. Ces modèles tentent d’ajuster le taux auquel le mélange fourni est ajouté dans la boucle pour coller au plus près des besoins du métabolisme du plongeur. La façon la plus simple pour réaliser cet ajustement en temps réel est de calquer le taux d’injection du gaz sur la fréquence respiratoire du plongeur. La plupart du temps, la fréquence respiratoire ou le volume respiratoire par minute (RMV), est directement proportionnelle à la consommation métabolique de l’oxygène. Ainsi, la plupart des recycleurs semi-fermés à ajout passif injectent le mélange fourni dans la boucle à un taux dépendant de la fréquence respiratoire du plongeur : la quantité de gaz injecté lors de périodes de RMV élevés est plus importante et elle est moindre lors de périodes de faibles RMV. Alors que cette approche atténue le problème des grandes variations de teneurs en oxygène dans le gaz respiré lors de différents efforts, il y a toujours la nécessité d’évacuer périodiquement un excès de gaz, réduisant ainsi l’efficacité du système.




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