| elle aussi allemande,constructrice de sous-marins de poche,
adaptés à la navigation touristique avec un coût
relativement modeste. Monsieur de Paoli était parfaitement
formé sur la conduite et les manoeuvres du sous-marin baptisé
"Requin Tigre". Donc, la semaine précédente,
à Tenero (plus exactement à Campo Felice), au petit
port de plaisance de Monteforno, le "Requin Tigre" avait
accompli plusieurs plongées. A une de ces plongées,
avait participé Enrico Regazzi du Service Cantonal de la
Circulation et la courte promenade s'était parfaitement
déroulée.
Vendredi, le jour précédent le malheur, Peter Hohn,
dirigeant du service marketing de la SilverStar, qui fournit les
sous-marins aux concessionnaires, a aussi accompli un petit tour
sous l'eau, puis ce fût le tour de sa femme, toujours avec
le même pilote : Edoardo de Paoli. (Il était le propriétaire
du sous-marin en question). Ces plongées avaient toujours
un caractère publicitaire : plusieurs correspondants de
journaux étrangers et suisses, ainsi que des personnes
intéressées par le tourisme local.
Ce samedi matin, le producteur de la TSI M. Debernardis, l'ingénieur
du son Angeloni et le cameraman Franco Viganò avaient rejoint
Campo Felice.
L'équipe devait effectuer un reportage pour la télévision
suisse italienne. A 12 heures tout était prêt pour
le tournage. Le petit sous-marin avait subit pour une enième
fois une inspection technique : les batteries qui alimentaient
le moteur était chargées, les bombones d'oxygène
permettant jusqu'à 6 heures de respiration à deux
étaient gonflées, les capsules qui permettaient
de filtrer l'air ambient et d'en extraire le gaz carbonique installées.
Le sous-marin diposait d’un moteur de trois chevaux, 3 vitesses
et une marche arrière. L'hélice (en bronze) est
encastrée dans un carénage de protection pour empécher
qu'elle ne s'emmèle dans des algues ou tout autre objet
pouvant lui causer des dégâts.
A 12:30 tout était prêt
Les personnes présentes sur la rive virent la frêle
silhouette du petit sous-marin s'éloigner et constatèrent
avec étonnement qu'il ne s'arrêta pas aux 50 mètres
fixés ; les coupoles de plexiglas étaient encore
ouvertes et on pensa que l'opérateur voulait faire une
reprise de la rive du Gambarogno, qui à ce moment baignait
dans une belle lumière. Le sous-marin se trouvait maintenant
à 200 mètres de la rive et les deux calottes transparentes
furent fermées et la plongée commenca. A terre on
pensait que le submersible allait faire demi-tour et serait revenu
se poser sur le fond à 5 mètres de profondeur comme
convenu. Quelques minutes plus tard, les plongeurs commencèrent
eux aussi leur plongée et rejoignirent le point de rendez
vous. Le sous-marin n'était pas encore là. Ils patientèrent
'quelques instants, puis refirent surface. On pensa à un
retard, les plongeurs s'immergèrent de nouveau mais sans
résultat. Les appréhensions firent place à
l'anxiété, bientôt remplacée par de
l'angoisse. Le sous-marin restait introuvable..... |