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Les premières recherches s'organisèrent rapidement
jusqu'au coucher du soleil. On assista à une véritable
course d'abnégation de la part des plongeurs-sauveteurs
de la Société de Sauvetage de Locarno, rejoint
par la suite par ceux des Sociétés de Lugano,
Mendrisio et Ascona, répondant ainsi à l'appel
du Dr. Arturo Rossi. La police cantonale instaura un service
d'ordre pour tenir à distance la foule de curieux,
qui à peine la
nouvelle répandue, rejoignait Campo Felice en provenance
de toute la région de Locarno. |
Le "Tigre" a une autonomie
de navigation subaquatique de six heures et demi avec deux
occupants. Tant que l'espoir de retrouver les deux occupants
vivants fut possible, rien ne fut mis de côté.
La caméra qui avait permis de retrouver les deux jeunes
occupants de la voiture précipitée dans le lac
à Brissago plus d'une année en arrière
fut utilisée le jour même. Le fond du lac fut
inspecté sur une bande de trois kilomètres à
une distance de 50 mètres de la rive : sans succè!.
Seulement en soirée, les recherches furent suspendues,
pour reprendre, infructueuses, le lendemain là où
le "Tigre" a disparu, entre les localités
de Tenero et Magadino, le lac descend jusqu'à -300
mètres. Si le submersible s'est posé sur le
fond, il est pratiquement impossible de le récupérer
avec les moyens diponibles, qui permettent d'atteindre une
profondeur de seulement -80 mètres. |
Corriere della Sera 18 janvier 1965
La presse transalpine a réservé une ample place
au tragique événement. |
| Les recherches, commencées vers 13 :00 ont continuées
toute la nuit à la lumières des puissants projecteurs,
mais sans résultat. Les causes du drame sont encore
entourées de mystère. Peut-être qu'elles
le resteront, car il n'est pas exclus que les recherches devront
être arrêtées, vu que comme tous les lacs
suisses, le lac Majeur (appelé aussi Verbano), est
parcouru de violents courants qui peuvent déplacer
d'imposants objets dans des lieux les plus insensés.
Une vingtaine de personnes, parmi lesquelles plongeurs et
volontaires, ont été continuellement mis à
pied d'oeuvre. La caméra a été utilisée,
sans succès, par les plongeurs du Sauvetage d'Ascona.
Le sonar de la Société de Sauvetage de Mendrisio
a renvoyé un écho d'un objet de cinq mètres
de long à une profondeur de -30 mètres. Une
compréhensible émotion s'est rapidement répandue
parmi les sauveteurs et volontaires présents sur place.
Les plongeurs sont descendus pour identifier l'objet. Il s'agissait
seulement d'un vieux tronc d'arbre qui gisait là dans
la vase. |
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