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Juillet 2004. Eric est bien décidé
à nous (Florence, Gilles, Carine) faire découvrir
à 40 km de Genève le Patrimoine Bellegardien.
« C’est le repère des truites et
des chabots. Au fil de l’eau, la Valserine serpente
sur les galets et disparaît en flots tumultueux
dans de profondes crevasses. Ce phénomène
impressionnant se répète sur près
de 200 mètres ; tout autour, subsistent des
trous ou « oulles » creusés dans
la roche par le mouvement circulaire de l’eau
lors des grandes crues ». |
Nous débuterons
par la promenade des pertes de la Valserine qui se
situe près de Bellegarde dans la partie méridionale
du Jura plissé. Depuis le viaduc qui date de
1857, le sentier descend au niveau de la plus ancienne
usine hydro-électrique (1884) encore en place
aujourd’hui. Elle fit de Bellegarde la première
ville électrifiée de France. En bordure
des berges, on rencontre la guérite des douaniers
qui témoigne de l’importance du commerce
avec la zone franche du pays de Gex au 19ème
siècle. Sur la droite le Pont du Tram (1880)
qui alimentait une minoterie. Sur la rive gauche on
découvre le Moulin Métral et son barrage,
puis le Pont des Oulles. A cet endroit, la Valserine
s’engouffre et disparaît dans des gorges
sinueuses et profondes qu’elle a entaillées
dans les calcaires urgoniens (crétacé
inférieur, ère secondaire, environ 110
millions d’années). L’érosion
a creusé sur la surface de la dalle des marmites
de géant, dites « oulles ». Une
marmite a même piégé une meule
de moulin au sud du Pont des Oulles sur la rive gauche.
La Valserine dans les derniers mètres de son
parcours se jette dans le Rhône. |
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C’est donc bien
émoustillé que nous nous équipons
après le barrage Métral, à 50m.
en aval des pertes, là-même ou les galets
se polissent au fil de l’eau ! Les orages répétitifs
de cet été ne nous feront pas grâce
d’une bonne visibilité bien qu’un
léger courant soit perceptible. En file indienne,
nous suivrons Eric le long des galets, puis des oulles,
ou la rencontre avec de nombreuses truites et quelques
beaux chabots, tous de bonne taille, un peu surpris
dans cette pénombre par nos phares nous émerveillera.
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Nous atteindrons une
profondeur de 17m. max. Au-dessus de nos têtes,
on aperçoit parfois la surface par une légère
luminosité et pourtant le cheminement que nous
empruntons me semble sinueux, difficile à imaginer,
sommes-nous à l’intérieur d’une
marmite, dans quelle sens sortirons-nous. Coup d’œil
à mes binômes éparpillés
dans tous les sens à scruter les coins et recoins,
les dalles, les marmites, les oulles… c’est
un sourire qui m’échappe. C’est
bien un tourbillon que ces pertes de la Valserine
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