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Le vrombissement du petit bimoteur était
régulier et rassurant. Depuis Manille, Coron est atteignable
par un vol d'environ 1 heure. Après un large virage à
droite, il s'aligna sur la piste en terre du petit aérodrome
d'une autre époque de l'île de Busuanga. Nous récupérons
nos bagages directement sur le tarmac! et un policier
se tient à l'entrée de l'unique bâtiment
nous salue en nous souhaitans la bienvenue. Nous chargeons nos
sacs et affaires de plongée sur un de ces fameux |
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| jeepney multicolore qui fait tout le charme des transports
en communs philippins! Et nous voilà partis pour 45 minutes
de piste (nous retrouverons l'asphalte à l'entrée
du village)en direction de Coron. |
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Après 45 minutes de navigation sur une
banka par une mer calme, nous arrivons à l'île
de Sangat, où nous logerons durant notre séjour.
Après un bon repas, une sieste et un briefing, nous voilà
navigant vers notre première épave! Il s'agit
un petit gun boat à faible profondeur, où nous
avons tout le temps d'affiner nos équipements, éclairage
et appareils photos. La visibilité n'est pas parfaite
et les suspensions nous posent quelques problèmes. Nous
nous retrouvons à bord, le soleil descend derrière
une île et nous échangeons nos premières
impressions. |
| Le lendemain matin, la mer est toujours calme.
Au programme, l’épave de l’Irako, cargo de
la marine japonaise coulé durant le raid de septembre
1944. Nos déplacements se font à l’aide
d’une petite banka, très bien adaptée pour
cinq plongeurs. L'épave repose en position de navigation
sur un fond sableux à –42m. Nous plongeons au nitrox
32. La visibilité n’est pas au top, mais par rapport
ce que l’on a le reste de l’année au lac,
on ne se plaint pas ! Sur le pont supérieur, nous pouvons
observer des platax et des poissons pierre. L’après
midi nous repartons pour l’épave de l'Olympia Maru.
Posé sur son flanc tribord, nous pouvons passer dans
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les cales et nous arrivons dans le compartiment
moteur devant une des
chaudières. Le jour suivant, nous repartons sur une
mer peu agitée, malgré le vent qui s’est
levé durant la nuit. Nous mettons le cap sur l’Akatsushima,
unique navire de guerre coulé lors du raid. (les autres
navires étant que des navires de soutien). Au fond la
visibilité est bonne, les suspensions ont disparues ce
qui nous permet de faire quelques clichés. Nous nous
aventurons dans les cassures de la coque. Les contre-jours sont
féériques, au dessus de nos têtes les hublots
sont commes des soleils bleus. Nous ressortons de l'épave
et finissons la plongée sur le flanc |
| babord du navire où nous effectuons notre
décompression. Jusqu'à cet instant nous étions
enchantés de ce que nous voyions, sur terre et sous la
mer. Mais le jour suivant, l'émerveillement était
vraiment de taille. Nous partimes faire une plongée dans
un petit lac, dont seule la nature détient le secret.
Les premiers mètres sont d'une eau saumâtre d'environ
27° et plus on descent plus l'eau devient chaude (max 38°)
et trouble. La flore est inexistante mais il y a un peu de faune.
En 2001 j'avais eu la chance de voir le locataire des lieux
: le barracuda. Nul ne sait et ne peut expliquer comment il
est arrivé là et comment il a pu |
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s'acclimater et survivre dans cet environnement
aussi hostile. Après plus d'une heure de plongée,
nous retrouvons notre banka amarée dans la crique au
pied de la petite falaise.
Nous naviguons vers notre île en admirant les falaises
des îles de la baie de Coron. Nous croisons quelques pêcheurs
que nous salutons d'un geste de la main. Demain est notre dernier
jour.... Il y a encore beaucoup de chose à voir et à
découvrir, d'autres épaves à explorer...
Il faudra revenir.... |
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