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TEK5 - Tekxpéditions - Croisère Espadon / Cavalaire
 
Les présentations furent brêves, car des échanges de mail nous avaient déjà aidé à faire connaissance. Les cabines furent attribuées, (chose insolite : la mienne fut la même que celle occupée 10 ans auparavant lors d'une précédente croisère!!). Il ne restait plus qu'à charger le matériel sur le bateau : bi-bouteilles, biberons nitrox pour la déco, matériel personnel, et nous retrouvâmes sur le pont arrière, avec le capitaine et son marin Olivier, pour un briefing général autour d'une boisson.

Jour 1

Départ du port de Cavalaire, pour une croisière de 6 jours de plongée épaves, de cabotage et de mouillages forains. La météo est de notre côté, et notre première destination sera deux vieilles connaissances : l'épave du Togo, suivie de celle du sous marin Rubis dans l'après midi. Deux plongées sans courant et avec une visibilité de piscine! Le soir nous fîmes un mouillage forain dans une belle crique de la côte varoise.

Jour 2

Le ciel était un peu couvert, une brume qui allait s'en aller dans la matinée. La journée était splendide, sans vent. Eole semblait vouloir nous faire une faveur cette semaine. Ce sera une journée "spéciale avions". Le Hellcat le matin et le Wildcat l'après-midi. Quel plaisir de revoir ces avions, mes dernières plongées dans la région ont été faites en 2002. Aujourd'hui le cockpit du Hellcat est complétement dépouillé. Restent les vitres et seule une tirette sur la droite du tableau de bord résiste encore. Pour combien de temps? En revanche le Wildcat ne semble pas avoir trop subi trop de déprédations.

Jour 3

Nous arrivons sur le Donator tôt le matin, avant les bateaux journaliers avec leurs lots de plongeurs. La mer est toujours calme, on se croirait sur le lac! La visibilité est toujours excellente et toujours pas de courant, (qui est notre bête noire, pour nous plongeurs lacustres). Nous avons l'épave pour nous quatre. Nous partons en direction opposée, histoire de se croire seul au monde.... Nous nous retrouvons sur le boute après 20 minutes de fond... Nos décos nitrox 75% nous divisera par 2 notre temps de déco.. Après un repas frugal et une bonne sieste, nous repartons sur le Grec. Le soir nous faisons ecale à l'île du Levant.


Jour 4

Les jours se suivent et se ressemblent pour ce qui est de la météo.. pour les épaves nous sommes gatés pourris, une épave différente chaque jour. Le grand luxe. Ce matin ce sera
le Ville de Grasse, vapeur en fer à roues à aubes. Inlassablement le temps fait son travail..., il ne reste presque plus rien, seul les armatures métalliques des roues et l'embiellage résistent encore. L'après-midi, (toujours après la sacro-sainte sieste!) nous nous approchons du Michel C, distant d'une centaine de mètres. Nous passerons la nuit au port de Saint-Mandrier.

Jour 5

De bon matin, nous nous déplaçons ver l'épave de l'Arroyo, où nous rencontrons des connaissances, oui le monde de la plongée est vraiment petit!!!!! La visibilité est excellente et la faible profondeur de l’épave nous permet de prolonger le temps de fond, ce qui nous donne l’occasion de mettre le nez dans tous les recoins ! L’après-midi le capitaine nous a promis une épave inédite pour nous : le Dornier 24, mais pas celui de Cavalaire, mais celui qui se trouve vers la presqu’île de Saint-Mandrier, ou du moins ce qu’il en reste. Seuls une aile et un moteur restent intacts et nous donne une idée de la grandeur de l’hydravion. Sous l’aile nous observons la cohabitation entre un congre et un homard

Jour 6

Après une autre nuit au port de Saint Mandrier, nous voilà repartis pour notre dernier jour de notre périple. Deux épaves inédites sont au programmme : le Mystère B2, avion à réaction assez récent dont l’histoire est incertaine et le Mustang P51 pour l’après-midi. Deux autres belles plongées pour finir la semaine.

Toutes ces plongées ont été faites à l’air. Pour la décompression nous avons utilisé un Nitrox enrichi à 75% d’oxygène, ce qui a raccourci nos temps de palier d’environ 50%. Je voudrais remercier l’équipage de l’Espadon, le capitaine Philippe, son marin et guide Olivier pour son accueil, sa disponiblité, son professionalisme et ses talents de ``gueuzeur``, (à chaque fois la gueuze se trouvait à moins d’un mètre de l’épave !!). Merci à vous!!!!

Un remerciement tout particulier aux photographes Emmanuel Gavillet, Eric Sormani et Patrice Strazzera, qui ont permis l'illustration de ces pages.

Texte : Gilles Persoz



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