TEK5 - Espadon 2006 - Super Mystère B2
 

En 1953 les ingénieurs de Dassault lancent l'étude d'une nouvelle voilure inspirée du chasseur-bombardier North American F-100 Super Sabre, présentant une flèche de 45° à 25% de la corde et une épaisseur relative de 6%. L'aile et l'empennage bénéficient d'une nouvelle technologie, dite structure intégrale, obtenue par usinage de tôles très épaisses. Cette voilure est adaptée au fuselage du prototype Mystère IV B, équipé du réacteur anglais Rolls Royce Avon RA7. Ce nouvel appareil est successivement appelé Mystère XX, Mystère IV B1 puis Super Mystère B1. Ce prototype vola pour la 1ére fois le 2 mars 1955 au mains de Paul Boudier et effectua son 2nd vol en compagnie de "notre" Mystère IV N qui dû allumer sa PC pour garder le contact, alors que le proto volait en "régime sec". Le 4 mars 1955, Paul Boudier franchit Mach 1 en palier avec le Super Mystère B1, devenant ainsi le 1er appareil construit en série en Europe occidentale, capable de tenir une vitesse supérieure à Mach 1 en vol horizontal. Cette version, destinée à l'exportation, n'est pas commandée.

Dans un contexte de restrictions budgétaires, 154 appareils seulement sont livrés à l'armée de l'Air dont deux réservés pour servir de bancs d'essais volants du réacteur Snecma Atar 9 (Super-Mystère B 4).

En 1958, l'Etat d'Israël commande 24 Super-Mystère B 2. Ils participent aux guerres des Six-Jours en 1967 et du Kippour en 1973. En 1977, 18 exemplaires d'occasion israéliens, remotorisés avec des réacteurs américains Pratt & Whitney J 52 sans postcombustion, sont revendus au Honduras.
Le SMB 2 reste en service dans l’armée de l’Air française jusqu’en 1974.

La fabrication de série, prévue initialement pour 370 exemplaires, a été ramenée à 180 exemplaires produits à l'usine de Mérignac.

Trois escadres de chasse furent équipées du SMB2 à partir de mai 1958.
En novembre 1977, le dernier SMB2 de l'escadron de chasse 1/12 "Cambrésis" accomplit son ultime vol, clôturant ainsi 19 ans de bons et loyaux services. Une quinzaine d'appareils de cette escadron partent alors à l'Ecole de l'Air de Rochefort.

Les SMB2 français accomplirent quelques missions de guerre pendant le conflit Algérien.
En 1958, l'Etat d'Israël commande 24 SMB2. Ils participent aux guerres des Six Jours en 1967 et du Kippour en 1973. Appelés Sambad (prononciation en hébreu de "SMBD"), puis officiellement renommés Sa'ar (Tempête) après remotorisation avec des réacteurs américains Pratt & Whitney J52 par IAI.
21 exemplaires d'occasion israéliens, remotorisés, sont revendus au Honduras à partir de 1976. Les derniers étant retirés du service en janvier 1996.


L'origine de cette épave est incertaine. En janvier 1969, deux appareils se seraient heurtés en vol à proximité de l'île de Porquerolles. A l'issue de la collision, le premier appareil vola en éclat, tandis que le second descendit presque intact vers le cap Estérel. Peu après avoir été renfloué par la Gabare La Fourmi, le SMB2 fût définitivement coulé au large du cap Cepet.


Envergure 10,52 m
Longueur 14,13 m
Hauteur 4,55 m
Surface alaire 35m2
Poids à vide 6956 kg
Poids max. 11600 kg
Vitesse max. en palier Mach 1.03
(environ 1220 km/h)
Mach limite en piqué 1,4
Plafond opérationnel 14800 m
Réacteur 1 SNECMA Atar 101G3 de 3400 kg de poussée à sec et 4400 kg avec PC
Armement interne 2 canons DEFA 552 de 30 mm
Super Mystère B2


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