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| Aéroport de Kirkwall - 59°
de latitude Nord, le temps est nuageux, mais quelques
rayons de soleil et Christian Durst de Tursiops Aventures
nous souhaite la bienvenue. Après 45 minutes
de taxi, nous débarquons avec tout notre matériel
sur un quai du port de Stromness, devant le Walkyrie
qui sera pour une semaine notre diving, hôtel
et restaurant. Hazel et Helen, nos deux capitaines nous
attribuent nos cabines, nous donnent les instructions
pour le comportement à bord et nous finissons
au pub devant une bière de production locale
"scottish way of life" oblige! Ici les maisons
sont grises comme le temps, mais les autochtones sont
sympathiques |
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| et accueillants. Les touristes ne sont pas légions,
seuls quelques férus de "tôles"
et d'histoire viennent par ici. |
| Le soleil est toujours de la partie pour notre première
plongée sur le HMS
Karlsruhe. Nos équipements ont besoin
de qulques réglages, mais nos marques sont vite
trouvées. Les conditions sont presque indentiques
à celles de nos lacs : eau tonique à 10°,
air à 12°. On se croirait plus au mois de
novembre qu'au solstice d'été!!!! La deuxième
plongée de la journée se fera sur le F2
et une barge, deux petites épaves qui se visiteront
lors de la même plongée. |
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Epave du HMS
Markgraf. Repose à l'envers sur
un fond de -45m. Tout l'intérêt se trouve
sous l'épave! Les conditions ne sont pas idéales
: visibilité 3m et l'eau est chargée de
suspensions, ce qui ne facilite pas la prise des quelques
photos que j'avais décidé de ramener.
Après la visite des canons de 300mm et de 105
mm, nous remontons le long de la quille et retrouvons
le boute sur lequel nous ferons notre décompression.
L'après midi, la plongée se fera sur un
croiseur le
: SMS Brummer. Couché sur
le flanc la visite est plus aisée que le matin.
Ce navire a été moins ferraillé
que ceux vus précédement et son état
général est encore correct.. |
Les canons sont bien en place, quelques hublots sont
encore intacts, les cales remplies de divers matériaux
: briques, dil de fer, charbon. Mais la visibilté
n'est pas meilleure. La ligne vers la suface est introuvable,
nous remontons au parachute. Le lendemain matin, le
temps reste frais (en fait c'est une constante même
en été!!), un peu de vent, quelques nuages.
Conditions idéales pour ne pas transpirer dans
la combinaison étanche en attendant de se mettre
à l'eau. Au programme de la journée deux
croiseurs :
le SMS
Dresden II et le SMS
Cöln. Les conditions sont les mêmes
que la veille et le resteront la semaine durant. A part
la salle des machines (qui a été ferraillée),
l'ensemble des deux navires est en relatif bon état.
Les cabestans sont encore visibles, et sur le Coln l'ancre
de poupe est encore en place. Mais les pièces
les plus impressionantes restent les canons. |
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| La plongée sur le SMS
Kronprinz Wilhelm sera à oublier.
Durant la nuit l'eau s'est chargée de suspensions,
réduisant encore un peu la visibilité.
De bonnes instructions, mais mal comprises, nous ont
désorientés. De plus des problèmes
techniques avec mon appareil photo, m'ont fait passer
complètement à côté de cette
plongée. L'après midi nous plongeons sur
une des fameuses Churchill Barrier avec l'épave
du Gobernator. Nous devons attendre l'étale,
et c'est bien sagement assis et équipé
que nous attendons le Ok de notre capitaine. L'eau est
claire et l'épave est posée dans un champ
de laminaires. Bien que fracassée de partout,
certaines parties sont très bien reconnaissables
: les bielles dans la salle des machines, le château
et toute la poupe avec son timon et hélice. |
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Nous profiterons de la pause de midi pour plonger
aux abords de l'ilôt Barrel of Butter, pour plonger
avec les phoques. Malheureusement pour nous, il ne laissent
pas facilement approcher et encore moins photographier. |
| Nous replongerons sur les épaves du Kronprinz
Wilhelm, du Coln, du Brummer et du F2 les deux jours
suivants. Nous visiterons aussi le musée de la
guerre à Lyness (voir diaporama).
Ce musée (gratuit) conserve la mémoire
d'une grande et douloureuse partie du XXème siècle. |
| Contrairement à certaines idées préconcues,
ces épaves sont riches en vie marine, que ce
soit faune ou flore. Cette destination ravira aussi
bien les mordus de ferraille, que de biologie marine
ou d'histoire. |
| Texte et photos : Gilles Persoz |
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