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Le voyage aller, très cahotique,
se solda par un retard de plus de 6 heures à
l'arrivée à Port Sudan, sans compter le
temps de la fouille.
Il est 3 heures du matin, mais qu’importe........
nous voilà maintenant à bord du Baron
Noir, accueilli par son capitaine Frank Humbert. |
| D’emblée les chiffres parlent d’eux-mêmes
: 5 bateaux de croisières-plongée au total.
Pour la région de Sharm et Hurghada 1500 plongées
par jour alors que pour le Soudan c’est 1500 plongées
par année…ceci étant plus explicatif
que tout les bla bla habituels entendus un peu partout
dans le (petit) monde de la plongée. |
| Le réveil fut difficile après
cette courte nuit, le bateau est ancré au bord
de Wingate Reef, prêt à nous larguer sur
l’épave de l’
Umbria, navire italien sabordé par son capitaine
en 1941. Le capitaine nous fait un briefing détaillé
de l'épave, afin de pouvoir trouver de suite
les parties intéressantes. Grâce à
sa faible profondeur (max. -27 m) le temps de plongée
est considérablement augmenté, la luminosité
et la visibilité excellentes et pas besoin de
penser aux paliers!! Nous aurons l'opportunité
de refaire une deuxième plongée sur l'épave
l'après midi, et une troisième lors du
retour. |
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En fin d'après-midi nous levons
l'ancre, direction le Phare de Sanganeb. La mer est
calme, peu de vent, le Baron Noir file ses 8 noeuds
vers le Nord. Deux heures plus tard le phare est en
vue, droit sur son reef. Le lendemain entre les deux
plongées de la journée, où nous
avons pu observer les
perroquets à bosses, nous sommes allés
visiter le phare. Sur la terrasse, quatre "habitants"
y sont attablés, parlant et gesticulant, semblant
refaire le monde. Mais qu'y a-t-il à faire d'autre
la journée au pied d'un phare? 259 marches plus
tard, nous voilà dominant le reef
de Sanganeb. Nous repartirons en fin de journée
vers Shab Rumi, vers la maison Cousteau, Précontinent
II ou plutôt de ses vestiges. |
| Nous faisons une plongée de nuit sur Précontinent
II. Une ballade dans une ville fantôme, abandonnée
depuis 1963, date de l'expérience. Les objets
éclairés par nos phares donnent encore
plus de suggestion à l'ambiance qui y règne.
Les débris sont difficilement reconnaissables
et identifiables à part, bien sur, le garage
de la soucoupe. Nous aurons là aussi l'occasion
de refaire cette plongée, de jour, lors de la
route inverse. Le lendemain matin, plongée au
large du récif, normalement les marteaux devraient
être au rendez-vous. Mais rien, personne... Tout
le monde a encore l'espoir de les voir, un jour.....
mais quand??? |
| Le lendemain après-midi, le voyage
continue vers le récif de Shab Suadi, appelé
aussi Toyota Reef, à cause du Blue
Belt, le navire qui a percuté le reef un
jour de décembre 1977. Des restes de camions,
et véhicules en tout genre, jonchent le sol sur
la zone des -20 m. A l'intérieur de l'épave,
un amassis indescriptible de tôles, de cables,
et objets divers s'offre à nos yeux, sans grand
intérêt, à part pour les "ferrailleurs"!
Le récif de Shab Suadi est superbement concretionné,
la vie corallienne (principalement en coraux durs) et
la petite faune est abondante, et dans la zone des 30
m. quelques requins gris de récifs.Le lendemain
matin, nous avons pu faire une |
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| deuxième plongée sur l'épave
à 7:00, avec un seul bateau sur site: le notre,
et l'épave que pour mon binôme et moi-même.
La classe ..!! mais toujours pas de requins-marteaux
en vue................. |
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Nous repartons vers le Sud, vers Shab
Rumi. Nous plongerons au sud du récif. "Là
nous verrons les marteaux" nous assure le capitaine.
Espérons-le, car pour moi, les marteaux restent
un mythe et une légende. Combien de fois on m'en
a promis, 'des miliers de marteaux' qu'on m'avait dit!!!
Mais cette fois, Frank ne nous a pas menti. Sérieux
le patron! Dans le bleu à -35mètres, une
quarantaine de marteaux sont là devant nous,
avec leur coup de nageoire caudale si caractéristique.
Le spectacle est saisissant et n'a pas de fin. Mon ordi
me donne 17 minutes de palier, le coeur me dit de rester,
mais la raison l'emporte. Il faut remonter. |
Durant les deux plongées suivantes, nous les
reverrons. Majestueux, impériaux.
La mer leur appartient. |
| Le Soudan est et reste une destination privilégiée
pour des plongées d'exception. |
| Texte & photos © Gilles Persoz |
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